Si seulement hier, avait pu durée toujours...
8h58
Nous sommes à Sault-Brénaz, le 27 novembre 2007.
Dans quelques heures, tous ne sera plus jamais comme avant. Pour l'instant tous est calme, le soleil fait doucement fondre le givre qui s'est déposée sur l'herbe bien verte et bien taillée, d'un joli quartier résidentiel.
Le facteur n'est même pas encore passé, lorsque soudain...
9h00
Les volets de la maison située au 1er allée des cerisiers, sont délicatement poussés. A la fenêtre, l'air nostalgique, serein et mélancolique, une jeune filles observe les moindres détails que ce paysage peut lui offrir.
En effet, il n'est pas donné à tout le monde d'avoir une chambre avec vu sur le paradis. Elle prend une profonde inspiration et s'enivre de l'air pur de la campagne. Elle observe ces montagnes qui lui font face, ces champs qui s'étendent sous ses pieds et tend l'oreille pour mieux parvenir à percevoir les clapotis de l'eau qui s'écoule dans le Rhône.
9h11
Elle se rappelle alors qui lui reste peu de temps, alors elle ferme sa fenêtre, s'habille rapidement, rassemble ses affaires, les met en boules dans sa valise, sans même prendre le temps de les plier. Elle glisse cependant un pull et un jean dans un sac en plastique et réunis maladroitement quelques lettres dans son sac à mains.
Un rapide passage à la salle de bain, histoire que l'on garde une bonne image d'elle. Lorsque que tout à coup, elle s'arrête net. Regarde autour d'elle, et a bien du mal à reconnaître la salle à manger qui hier encore était pleine de vie. Il n'y a plus rien. Plus aucuns meubles. Il ne reste alors que l'écho de ses parents mettant au point des détails de dernière minute.
Elle prend une profonde inspiration, regarde ses parents en essayant tant bien que mal de dompter ses émotions et leur dit:
Je vais prendre un café chez Jacques, je serai là à midi.
Midi ! A midi t'es la ! Pas une minute de plus ! Lui dit sa mère
Sans rien dire, l'air blasé, elle referme la porte derrière elle, avant de descendre à toute vitesse les escaliers qu'elle connaissais par c½ur.


